Beaucoup de freelances voient passer des missions qu'ils ne peuvent pas prendre : déjà en
mission, hors de leur métier, trop grosses pour une personne. Les transmettre à un pair, à une
ESN ou à un cabinet contre une commission, c'est le rôle d'apporteur d'affaires. Bien cadré, c'est un revenu complémentaire et une façon de renforcer son réseau.
Ce guide explique le rôle, les formes de commission, les clauses indispensables du contrat et,
surtout, comment trouver des missions à placer de façon régulière.
Le rôle de l'apporteur d'affaires
L'apporteur d'affaires met en relation un client qui a un besoin avec une personne
ou une entreprise capable d'y répondre. Son intervention s'arrête à la présentation : il ne négocie
pas et ne signe pas au nom de celui qui le rémunère. Trois situations courantes pour un freelance
:
- Vous apportez une mission à un autre freelance, parce que vous n'êtes pas
disponible ou que ce n'est pas votre métier.
- Vous apportez un client à une ESN ou un cabinet, qui staffe la mission avec
ses consultants.
- Vous faites appel à un apporteur pour accéder à un client ou à un secteur que
vous ne connaissez pas.
Apporteur d'affaires ou agent commercial ?
| Apporteur d'affaires | Agent commercial |
|---|
| Mission | Mise en relation | Négociation, parfois conclusion des contrats |
| Représentation | Aucune | Agit au nom de son mandant |
| Fréquence | Ponctuelle ou régulière | Permanente |
| Cadre | Contrat libre entre les parties | Statut encadré, indemnité de fin de contrat |
Si votre rôle glisse vers la négociation des conditions au nom du freelance ou de l'ESN, vous
sortez de l'apport d'affaires. Faites requalifier votre situation par un conseil.
Les formes de commission
- Pourcentage du chiffre d'affaires de la mission, sur toute sa durée ou sur une
période plafonnée.
- Montant par jour facturé, courant dans les missions en régie : simple à
calculer et à vérifier.
- Forfait par client signé ou par mission démarrée.
Le niveau se négocie selon la valeur de l'affaire, la durée de la mission et le travail
réellement fourni (simple présentation, ou qualification du besoin et accompagnement jusqu'à la
signature). Prévoyez dès le départ ce qui se passe en cas de renouvellement de la mission.
Le contrat d'apporteur d'affaires : les clauses indispensables
- Les parties et le périmètre : quels clients, quels métiers, quelle zone.
- La définition de l'apport : ce qui prouve que le client vient de vous (un e-mail
de présentation daté, par exemple).
- La commission : base de calcul, taux ou montant, durée, renouvellements.
- Les modalités de paiement : à réception du paiement client, facturation, délai.
- L'exclusivité éventuelle, et sa durée.
- La confidentialité sur les informations du client.
- La durée du contrat et les commissions dues après sa fin.
Un e-mail de présentation daté, envoyé aux deux parties en même temps, est la meilleure preuve
d'apport. Côté statut, une activité d'apport régulière suppose une structure déclarée ; le
traitement fiscal des commissions dépend de votre situation. Faites valider par un
expert-comptable.
Trouver des missions à placer, régulièrement
La plupart des apporteurs dépendent du hasard : une mission entendue dans une conversation. Pour
en faire une activité, il faut une source de besoins régulière.
Partir des entreprises qui recrutent
Une entreprise qui publie une offre en CDI pour un métier précis a un besoin daté et budgété.
Quand le recrutement traîne, une mission de transition devient une option sérieuse pour le
manager du poste. Repérer ces offres, les vérifier sur leur source et identifier le décideur,
c'est trouver des missions à placer avant qu'elles n'existent sur une plateforme. Voir la méthode des entreprises qui recrutent.
Avoir les profils sous la main
Un besoin sans profil disponible ne vaut rien. Tenez un vivier de freelances de confiance avec
leur métier, leurs compétences, leur TJM et leur disponibilité datés. Le sourcing freelance de Lead Scorer relie les offres vérifiées aux
freelances de votre vivier grâce au même référentiel de métiers et de compétences.
Cultiver deux réseaux
Les décideurs qui ont des besoins, et les freelances ou ESN qui y répondent. Donnez de la valeur
aux deux : un profil bien choisi pour l'un, une mission bien qualifiée pour l'autre. Votre
réputation est votre seul actif.
Les erreurs qui coûtent la commission
- Présenter sans contrat signé : la commission devient une négociation.
- Présenter sans preuve datée : le client « connaissait déjà » le freelance.
- Présenter un profil non vérifié : une mauvaise mise en relation ferme les deux
portes.
- Oublier les renouvellements dans le calcul de la commission.